Ostéo et gynéco, le saviez-vous ?

Douleurs pendant les rapports, règles douloureuses, cystites à répétition… Et s’il suffisait de quelques manipulations pour y mettre un terme ?

En dehors de toute maladie, les douleurs et inconforts de la sphère gynécologiques sont peut entendus et pris en charge. Or, ils impactent notre vie intime et sexuelle, nos activités sportives, notre confiance en nous voire nos rapports sociaux…

Ces troubles ne sont pourtant pas une fatalité, ils peuvent être d’origine mécanique et entrer dans le champ de l’ostéopathie gynécologique. Comme toute autre sphère du corps humain, la récupération d’une mobilité et d’une vascularisation physiologiques en est souvent la clé!

POURQUOI CONSULTER UN OSTÉOPATHE ?

Si on connaît les bénéfices de cette thérapie manuelle sur les lombalgies (dony certaines sont directement d’origine gynécologique), on ignore souvent qu’elle est également efficace pour soigner les maux féminins. A l’image des organes de la cavité péritonéale (abdominale), les viscères de la région pelvienne doivent en permanence, lors de mouvements actifs ou passifs, se mouvoir et glisser les uns par rapports aux autres, selon des axes et des directions déterminés. Relâchements ligamentaires, fixations, adhérences modifient cette dynamique. En s’attaquant directement aux dysfonctionnements mécaniques à l’origine des symptômes, l’ostéopathie peut atténuer les douleurs associées aux rapports sexuels ou aux règles, réguler les saignements sporadiques ou abondants, éloigner les infections urinaires récidivantes, ou encore calmer les spasmes après pose de stérilet (DIU) ou encore le syndrome prémenstruel et son cortège de nuisances : maux de ventre, de tête, troubles du sommeil, irritabilité, ballonnements et congestion pelvienne … Elle se révèle aussi être l’une des rares options qui soulage les souffrances physiques liées à l’endométriose. En cas de troubles de la fertilité, consulter un ostéopathe peut permettre d’identifier et de corriger un éventuel blocage résultant d’une hypo-vascularisation ou d’un utérus mal positionné. Enfin, pendant la grossesse, les manipulations limitent les douleurs musculo-squelettiques liées aux transformations du corps et de la posture, les gènes de respiration et de digestion, et aident à préparer le bassin à l’accouchement.

Le gynécologue accompagne la femme de la puberté à la ménopause, dans toutes les étapes de sa vie génitale, et l’ostéopathe dûment formé en gynécologie en fait de même.

COMMENT SE PASSE UNE SÉANCE ?

Le but de l’ostéopathe est de redonner de la mobilité aux tissus de l’appareil gynécologique (organes, ligaments, fascias, muscles). Pour cela, le praticien effectue des manipulations au niveau du bassin qui corrigent la position ou la tonicité des organes, restaurent une vascularisation optimale et agissent ainsi sur le système hormonal. Si besoin, il travaille parfois au niveau du crâne afin de rééquilibrer le système neuro-végétatif, source de maux de tête ou de bouffées de chaleur. Il peut également travailler la sphère viscérale, sa partie basse étant située au contact des organes du petit bassin.

Ces manœuvres externes peuvent être complétées par des manœuvres internes par voie vaginale ou rectale.

POURQUOI L’INTERNE ?

Parce que ces techniques permettent un meilleur accès à certaines structures autrement peu accessibles. Anatomie et physiologie sont les guides pour décider de leur pertinence, en accord avec vous, la patiente.

  • un tissu mal vascularisé sera moins imprégné hormonalement,
  • un tissu fibrosé post traitement anti-hormonal ou chimiothérapique, en péri-ménopause, supporte mal les frottements simulant des cystites non bactériennes.
  • Un ligament tractant l’utérus modifie la place de cet organe et déclenche des douleurs aux rapports dans certaines positions
  • Un ligament utéro-sacré trop tendu peut rendre la défécation douloureuse ou incomplète
  • Une vessie peut glisser sous le passage d’un gros bébé ou après l’utilisation de ventouse
  • Une inflammation suite à la pose de DIU peut créer des spasmes douloureux de l’utérus
  • Un tissu chargé d’endomètre est mal drainé, lourd et douloureux
  • Un coccyx subluxé consécutivement à une chute ou un accouchement provoque des douleurs de bassin et des lombalgies

Par voie vaginale, les techniques sont particulièrement efficaces sur les douleurs aux rapports, les cystites de frottements, les règles douloureuses. Dans les projets de grossesse, elles participent à la bonne vascularisation des organes reproducteurs. Rendre de la mobilité à une trompe ayant eu une salpingite, améliorer la vascularisation de l’ovaire ou de l’utérus pour favoriser la qualité des tissus, calmer l’inflammation suite à un geste chirurgical ou médical (prélèvement d’ovocytes, stimulation hormonale).

Durant la grossesse, les douleurs de bassin sont souvent liées aux ligaments utéro-sacrés tractant le sacrum et provoquant des lombalgies, jusqu’à en empêcher la marche parfois. Après travail sur les lombaires, le sacrum et l’ensemble des ligaments externes sans amélioration nette, une approche interne donne des résultats surprenant par leur quasi-immédiateté.  

Et en post-partum, sur accouchement de gros bébé, utilisation d’instruments, l’interne est la technique reine pour récupérer au niveau vessie, utérus et périnée.

Par voie rectale, les douleurs de coccyx et de sacrum, les douleurs ou difficultés à la défécation, les hémorroïdes peuvent être traitées avec efficacité.

Mais quelles que soient les voies de traitement, leur pertinence vous sera explicitée en amont, vous permettant de comprendre le mécanisme de vos douleurs, pour vous en soulager. Le respect de votre décision, la pudeur d’un paréo pour vous couvrir et la douceur de l’approche permettent un traitement serein, où vous vous sentirez à l’aise.

Contraception, dépistage, diagnostic des maladies de l’appareil génital et du sein, traitement de la fertilité ou de la ménopause sont le champ de la gynécologie en tant que spécialité médicale.

QUELLES SONT LES CONTRE-INDICATIONS ?

L’ostéopathie à visée gynécologique est déconseillée chez la femme enceinte de moins de trois mois. Pour les mêmes raisons, les jeunes filles mineures ne sont pas reçues au cabinet, sauf en présence d’un(e) parent(e).

L’ostéopathie et l’escalade

escalade
grimpeur en falaise

La pratique de notre passion commune, l’escalade, offre un double atout pour la santé du dos :

  1. renforcement combiné de la musculature postérieure et gainage abdominal
  2. étirement par la suspension

Or sa pratique répétée, en salle comme en falaise, peut entraîner des micro-traumatismes par sur-sollicitation des différentes structures : articulations, muscles, tendons et ligaments.

 Les principales zones à risque :

  • les membres supérieurs : épaules, coudes, poignets et doigts à la grimpe,
  • les cervicales à l’assurage (positions prolongées en extension),
  • les chevilles et genoux en réception,
  • le bas du dos lors du transfert de poids…

Comment l’ostéopathie peut-elle soulager et accompagner la performance du grimpeur ?

Le traitement ostéopathique des sportifs privilégie les techniques d’ostéopathie structurelle. En effet, les zones les plus souvent sollicitées dans la pratique sportive sont essentiellement d’ordres ostéo-articulaire et musculo-squelettique, accompagnées de douleurs musculaires. Bien entendu, il ne s’agit pas là d’une réalité figée et l’ostéopathe adapte ses techniques à son patient (âge, morphologie, antécédents, etc.).

Les techniques précises doivent être à la fois efficaces et sans danger pour ne pas nuire à la reprise de l’activité et à la récupération. L’objectif est d’éviter au maximum la mise au repos. Dans tous les cas, il permet de raccourcir considérablement la durée d’immobilisation ou de consolidation des blessures les plus graves (entorses et tendinites notamment).

Le traitement doit donner un résultat dans la séance, sur au moins un des paramètres de la pathologie : baisse de la raideur, gain d’amplitude articulaire, baisse de la douleur pour restituer les conditions qui permettent le retour à la physiologie. Conseils sur les techniques de grimpe à éviter/modifier temporairement et étirements complètent la séance.

 

En aigu (moins de 3 semaines) ou en chronique (plus de 6 mois), ne laissez pas traîner douleurs et raideurs ! Alors pour préparer la saison, un séjour en montagne, récupérer d’une sortie grandes voies intense ou traiter « le quotidien du grimpeur », consultez votre ostéopathe !